Apprécier durablement les Alpes avec ABB

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Des paysages naturels, des vues époustouflantes et de l’air pur : ce n'est pas pour rien que les Alpes comptent parmi les plus belles régions du monde. Elles abritent près de 14 millions d’habitants et elles constituent un lieu de nostalgie pour des millions de visiteurs qui viennent y chercher la détente, le plaisir et l'aventure en été comme en hiver. Il y a 100 ans déjà, ABB était déterminé à explorer de nouvelles voies pour atteindre les sommets. Le groupe a toujours réussi à concilier hautes performances techniques et exigences en termes de durabilité. 


En route

Atteindre le « Top of Europe » en respectant l'environnement

Avec le chemin de fer qui mène sur le Jungfraujoch, également appelé le «Top of Europe», ABB a mis en route un projet révolutionnaire. Le trajet s’étend sur neuf kilomètres et traverse un paysage rocheux couvert de neige et de glace pendant 45 minutes jusqu’à la gare la plus haute d’Europe avec ses 3 454 mètres au-dessus du niveau des mers. C’est à juste titre qu’il est considéré comme étant l’un des trajets ferroviaires les plus beaux et les plus spectaculaires du monde. Au sommet de la Jungfrau, le visiteur appréciera un deuxième passage incontournable de la Suisse avec une vue à couper le souffle sur l’Eiger et le Mönch.

Avec une durée de construction de 16 années au total, l'aménagement du trajet de la Jungfrau est considéré encore aujourd’hui comme étant une œuvre pionnière historique de l'architecture. Dès le début, il était clair que l’exploitation de locomotives à vapeur n’était pas une option puisque les deux tiers du trajet passaient par un tunnel. C’est ainsi que ABB a commencé avec l’électrification du trajet en 1898, lorsque le génie électrique n’était encore qu’à ses débuts. Aujourd’hui encore, plus de 120 ans après, les technologies de la maison d’ABB garantissent toujours une alimentation sûre en courant électrique de la trajectoire.

Pour les équipements sur roues, on a recours à des systèmes à très haut rendement énergétique permettant de renvoyer dans le réseau électrique le courant généré pendant le freinage. De cette manière, les chemins de fer de la Jungfrau contribuent autant au tourisme qu’à une gestion durable des ressources énergétiques.

Jusqu’à maintenant, la ligne peut donc transporter plus d’un million de personnes vers la gare la plus haute d’Europe chaque année, et grâce à cet exploit, elle compte parmi sites touristiques essentiels de la Suisse. C’est grâce à ses particularités techniques qu’elle est également devenue un lieu de pèlerinage pour les ferrovipathes du monde entier : le chemin de fer de la Jungfrau fait partie des quatre lignes uniques du monde entier qui sont exploitées avec du courant triphasé. À cet effet, les ingénieurs d’ABB ont dû relever un autre défi : chaque automotrice intègre actuellement des transformateurs de traction et des convertisseurs de puissance compacts qui transforment le courant électrique provenant des caténaires en courant triphasé à fréquence variable.

Pour pouvoir garantir un fonctionnement continu de ce miracle de la construction ferroviaire moderne dans un contexte hivernal enneigé, ABB a développé une solution sur mesure pour le déneigement des voies ferrées en haute montagne : elle garantit depuis un fonctionnement ininterrompu, même pendant la saison froide grâce à une locomotive à crémaillère équipée d’une fraise à neige des deux côtés, d’un chasse-neige supplémentaire pouvant être soulevé et abaissé et d’une souffleuse à utiliser ponctuellement.

Passer le plus haut col des Alpes grâce à une gestion énergétique durable

Lorsque la jeune activiste du climat Greta Thunberg s’est rendue au Forum économique de Davos en 2019, elle est descendue d’un train sur lequel on distinguait un grand logo d’ABB. Les chemins de fer rhétiques, plutôt discrets habituellement, ont affiché ce visuel marquant sur leur nouvelle automotrice Allegra pour rendre hommage à la collaboration avec le fournisseur de technologies ABB qui se poursuit depuis plus d’un siècle.

Depuis que BBC, le prédécesseur d’ABB, a livré le premier train électrique en 1913 et plus tard, la légendaire locomotive « Crocodile », ABB fournit aux Chemins de fer rhétiques les composants électriques et des innovations toujours spectaculaires. Le Glacier Express ou encore les trains Allegra, de nouveau exploités depuis 2010 et devenus célèbres entretemps dans le monde entier ne sont que d’autres exemples.

Les chaînes cinématiques développés uniquement pour l’Allegra sont spécialement adaptées aux itinéraires exigeants qui traversent le paysage rugueux des Grisons. En même temps, elles veillent à ce que les touristes puissent apprécier en toute bonne conscience le trajet qui passe par le col de la Bernina - classé patrimoine mondial culturel à l’UNESCO, avec 2 253 mètres, il s’agit du plus haut col alpin accessible aux véhicules ferroviaires.

Grâce aux technologies d’ABB, on peut même affirmer que les trains Allegra sont des minicentrales sur roulettes, puisqu’ils transforment l’énergie générée par le freinage en courant électrique qui rétroalimente le réseau. Pendant la descente, le système permet de produire tellement d’énergie qu’il est possible de fournir assez de courant à un des trois trains pour faire la montée sans aucun impact environnemental. De plus, les Allegras peuvent se transformer en véritables brise-glaces puisque les collecteurs dégèlent les caténaires gelés à l'aide des éclairs artificiels. 

Au cœur des Alpes centrales

On peut le contempler dans toute sa puissance : le massif du Saint-Gothard. Il constitue aujourd’hui le passage le plus important des Alpes mais il était longtemps considéré comme étant une barrière rocheuse naturelle quasi infranchissable. Là où jadis, des sentiers menaient à travers la haute montagne et qui servaient plus tard de passage aux diligences postales pour passer le col du Gothard, on constate que le massif est aujourd’hui traversé par un tunnel routier et par le plus long tunnel ferroviaire du monde.

L’histoire du tunnel du Saint-Gothard est étroitement liée à celle de l’Europe. Truffée de mythes et de légendes, on raconte même que la population locale aurait passé un pacte avec le diable au 13ème siècle. Là où autrefois, des forces surnaturelles ont permis de fabriquer un pont par-dessus les gorges des Schöllen, alors considérées comme infranchissables, on trouve aujourd’hui des solutions techniques plus simples. 

Après avoir inauguré un tunnel destiné aux véhicules motorisés en 1882, on a finalement ajouté un tunnel ferroviaire en 2016. Puisque ABB a permis de garantir l’électrification il y a presque 140 ans, l’entreprise a été désignée comme étant le « muscle et le poumon » du tunnel dédié au trafic ferroviaire qui s’étend sur une longueur de 57 km. ABB fournit les composants électriques les plus importants pour l’ensemble de l’alimentation électrique des infrastructures du tunnel, sans oublier les systèmes électriques et la commande des systèmes de ventilation du « projet de construction du siècle ».


Au pied de la montagne

L’électromobilité conquiert la montagne

Ceux qui arrivent en voiture au nouveau funiculaire du Stoos à Schlattli dans le canton Schwyz trouveront non seulement un grand parking couvert, mais aussi certaines places de stationnement spéciales. Les places du deuxième étage portent une signalisation avec une invitation sympathique : « Rechargez ici ». Juste à l’arrière, vous trouverez un panneau avec trois lettres rouges que les conducteurs de véhicules électriques ont l’habitude de voir sur les stations de charge les plus sophistiquées qu’offre le marché : « Stations de recharge ABB pour une conduite détendue ».

Les zones de chargement sont équipées avec des bornes ABB à courant continu qui ont été spécialement conçues pour les centres commerciaux, les parkings de bureaux, d'hôtels et parcs de stationnements. Avec une puissance de charge de 24 kilowatts, elles constituent un compromis idéal pour tous les lieux où le chargement des batteries ne requiert pas la même rapidité que celle qui est demandée pour les bornes des aires d’autoroutes, et pourtant elles sont 10 fois plus rapides que les bornes domestiques courantes et 6 fois plus rapides que les bornes à courant continu classiques. Sur le funiculaire du Stoos, cela signifie que : au retour des skieurs épuisés qui auront passé une journée aventureuse sur les pistes, leurs véhicules électriques auront à l’inverse eu le temps de se recharger entièrement et de manière sûre.

Quatre de ces places sont accessibles à la station de départ du funiculaire le plus raide du monde. D’un point de vue environnemental, il s’agit d’un aspect réjouissant pour la région alpine sensible sur le plan écologique. Puisqu’il existe moins de correspondances des transports publics, les populations alpines réalisent plus de trajets en voiture que la moyenne européenne. Sans oublier les touristes et les personnes qui font des excursions et qui ont également une préférence pour ce moyen de transport.

Pour les experts, il est clair qu’il n'existe aucune alternative au passage aux voitures électriques. Le potentiel est réellement énorme : actuellement, la circulation est responsable d’un quart de la consommation énergétique mondiale et contribue à part égale à la pollution environnementale globale, surtout avec les émissions de CO2. Les véhicules électriques réduisent les émissions de CO2 près de la moitié par rapport aux véhicules à essence ou à diesel. S’ils sont exclusivement alimentés avec du courant vert, il est possible de réduire de deux tiers cet impact calculé sur l'ensemble du cycle de vie. Selon les estimations, il serait possible qu’en 2025, un véhicule sur quatre soit équipé d’un moteur électrique.

Afin d’accélérer cette transition énergétique sur les routes, il faut surtout mettre en place des infrastructures fiables, accessibles et qui couvrent l’ensemble du réseau pour la recharge des batteries. ABB se consacre à leur construction depuis plus longtemps et avec des résultats plus convaincants que tout autre fabricant, et elle a déjà vendu plus de 14 000 stations de recharge dans 80 pays.

Afin que les touristes de ski et de randonnée puissent vivre leur amour de la nature, même sur leurs trajets d’aller et de retour, ces installations ne sont désormais plus limitées aux zones urbaines. Ainsi, ABB s'est engagé dans un partenariat public avec la commune suisse de Davos et le fournisseur énergétique local pour démarrer en 2018 la construction d’une infrastructure de chargement pour le transport électrique intra-alpin. Depuis, les conducteurs de véhicules électriques ont accès à un réseau de charge dans la commune de 11 000 habitants qui serait aussi à la hauteur des grandes métropoles en termes de densité et de qualité. Les huit bornes de charge Terra 53 installées par ABB font partie des bornes les plus performantes du marché, et elles sont capables de charger de 0 à 80 % les batteries de voitures électriques en seulement douze minutes.

Ce qui réjouit le plus les habitants et les visiteurs est qu’elles soient exclusivement alimentées par une énergie provenant de sources renouvelables. Le courant requis à cet effet est produit dans la centrale hydroélectrique locale. Cette dernière fonctionne également avec les technologies ABB depuis sa création. 

Depuis, ce module de base de l’infrastructure de l’électromobilité connait un développement continu. En 2019, les visiteurs du FEM ont pu parcourir l’ensemble du trajet depuis l’aéroport de Zurich jusqu’à Davos sans pollution. À cet effet, ABB a installé 31 autres stations de charge rapide à Kemptthal, Heidiland, Küblis et à Davos dans le cadre de  IONITY, un projet coentrepreneurial avec le constructeur automobile leader en vue d’installer une infrastructure de recharge. 15 de ces stations sont des modèles Terra HP qui comptent parmi les appareils de charge les plus performants du monde.

Au-delà des montagnes, l’engagement d’ABB dépasse l’échelle européenne et s’étend jusqu’en Chine, au Japon et aux USA, où l'entreprise a récemment été choisie en tant que fournisseur préféré pour Electrify America, le plus grand projet d’infrastructures actuel dédié à l’électromobilité.

En plus des bornes de charge, le spécialiste de l’électrification fournit également un grand nombre de composants dont le consommateur n’a généralement pas conscience, mais qui sont essentiels pour la pose et le retrait d’une infrastructure durable : puisque des réseaux à basse tension fournissent rarement une réserve suffisante en puissance pour une charge rapide des véhicules électriques, les ingénieurs d’ABB ont notamment développé un appareillage compact qui peut être directement raccordé au réseau à tension moyenne.

Cette approche permet de mettre en avant plusieurs produits phares issus de la gamme de charge d’ABB en partant d'appareils compacts pour un usage privé jusqu'aux réseaux des lignes de bus publics. Les 16 des 31 bornes de charge au total qui ont été installées sur le trajet entre Zurich et Davos en printemps 2019 proviennent de la série Terra 50 qui qui est la solution de charge à 50 kW la plus vendue en Europe et en Amérique du Nord et qui a même été désigné partenaire de charge officiel de la série des sports de course Jaguar I-Pace eTrophy. La série Terra 54 est capable de charger à 80 % des batteries automobiles moyennes en seulement douze minutes.

ABB a même réussi à étonner la chancelière fédérale Angela Merkel au Salon de Hanovre avec une innovation capable d’accélérer encore plus le chargement. Derrière son nom de marque « Terra », le modèle de pointe porte le sigle de « HP » qui fait référence à « High Power » - et à juste titre. Avec une puissance de charge de 350 kW, le système premium est de loin le plus performant du marché et il est en mesure de charger non seulement des véhicules électriques avec des batteries à 400 V mais aussi à 800 V.

Il existe de bonnes raisons pour lesquelles les chargeurs de haute performance n'aient pas été installés à la station de départ du funiculaire du Stoos. Si les visiteurs n'avaient à leur disposition pour faire du ski seulement le temps qu’un Terra HP met pour charger leur véhicule, leur plaisir serait bien bref. Grâce aux systèmes de transmission d’ABB, le funiculaire le plus raide du monde met près de sept minutes pour atteindre le sommet – la borne de charge la plus rapide du monde n’a besoin que de quatre minutes pour un chargement permettant un trajet de 100 kilomètres. 


Ascension

Jusqu’au col avec le funiculaire le plus raide du monde

La ligne Schwyz-Schlattli parcourt une pente de plus de 47 degrés pour atteindre Stoos, la station de ski et de randonnée située à une hauteur de 1300 mètres. À pied, cela correspondrait à une montée exténuante en escalade - et même la plupart des voitures ne parviendraient pas à atteindre la moitié de cette côte.

Il n’est donc pas étonnant que le nouveau funiculaire du Stoos, qui parcourt le trajet en toute sécurité sur une ligne droite ait rapidement exercé un pouvoir magnétique sur un grand nombre de passionnés de la montagne à l’échelle nationale et internationale. Toutefois, pendant ce trajet de 7 minutes, les explorateurs des sommets à la recherche de l'aventure ne remarquent presque pas qu’ils se trouvent dans le funiculaire le plus raide du monde. Les passagers peuvent apprécier la vue époustouflante sur un appui stable grâce à un système automatique spécial qui maintient à l’horizontale le plancher des quatre cabines cylindriques au design futuriste.

Il a fallu 14 ans pour terminer la planification et la mise en œuvre de ce miracle de la construction alpine d’une longueur de 1,7 kilomètres. La réussite de ce projet revient surtout à deux entreprises qui sont mondialement reconnues dans leur secteur d'activité respectif. La construction du funiculaire a été confiée à Doppelmayr/Garaventa, l’entreprise leader du marché de la construction de remontées mécaniques, et qui a déjà construit plus de 15 000 systèmes à remonter mécanique pour des clients provenant de 96 pays.

Le moteur du funiculaire à record provient d’ABB. Le profil longitudinal extrême qui doit parfois parcourir un dénivelé de 110 mètres sur une course de 100 mètres doit répondre à des exigences immenses en termes de dynamique, de traction, de mécanique et de résistance des câbles. Il a donc fallu construire deux moteurs à basse tension de 1,2 mégawatts pour créer le moteur principal. À titre de comparaison : les 2,4 mégawatts au total correspondent à une énergie avec laquelle il serait possible d’actionner simultanément près de 250 escalators.

Le téléphérique le plus rapide de la Suisse

Grâce à la contribution décisive d’ABB, une autre prouesse technique a pu voir le jour : avec l’Urdenbahn qui relie les stations de ski Arosa et Lenzerheide/Parpan depuis 2014, le secteur devient le plus important domaine skiable des Grisons et fait sensation pour plusieurs raisons :   D’une part, les constructeurs ont réussi à traverser l’Urdental avec des câbles porteurs épais comme des bras sans avoir recours à un seul pylône. D’autre part, les cabines prévues pour 150 voyageurs chacune se déplacent à une vitesse de 12 mètres par seconde et transportent jusqu’à 1 700 passagers par heure en moins de 5 minutes d’une station de ski à l’autre.

Des aspects plus environnementaux que techniques ont fait durer la planification et les débats agités autour de la construction du téléphérique le plus rapide de la Suisse pendant près de 40 ans. L’Urdental compte parmi les réserves naturelles les plus belles de la Suisse et c’est pourquoi, la vallée a été rigoureusement surveillée de manière anticipée par des écologistes. La mise en œuvre est devenue possible qu’après une série d’innovations techniques avec lesquelles ABB a pu initier des solutions exemplaires pour l'aménagement de régions alpines sensibles.

Puisque la ligne électrique existante n'a été conçue que pour 4,5 mégawatts et qu’il était hors de question de construire une ligne d’alimentation plus puissante, il a fallu que les ingénieurs accordent une attention particulière au rendement énergétique des technologies. Le projet a pu percer avec un concept qui a prévu non seulement une mais deux télécabines exploitées en parallèle. 

Grâce à la commande et le variateur de fréquence intelligents d’ABB, les deux cabines peuvent désormais être exploitées de manière autonome l’une de l’autre et pendant les heures de pointe, il est même possible de les acheminer dans une même direction. Ici, la puissance du générateur d’une télécabine est reliée et ajustée de manière optimale à celle de l'autre télécabine afin de réduire au maximum la consommation d’énergie.

Dans cette gare haute située sur le Hörnli d’Arosa, on a notamment installé un smart grid. Ce réseau électrique intelligent collecte tous les flux énergétiques provenant du téléphérique, des systèmes d’aération et des installations d’enneigement et assure une exploitation automatique permettant la distribution optimale du courant pour obtenir le meilleur rendement énergétique. Si nécessaire, il est même possible de réduire brièvement la vitesse du téléphérique pour mettre à disposition une plus grande puissance aux autres consommateurs.

Le téléphérique qui a coûté près de 20 millions de francs constitue un exemplaire témoin pour la mise en réseau intelligente de différents consommateurs et de différentes formes d’énergie et sert de modèle en relation avec plusieurs aspects de l'aménagement de régions alpines. 

Vers le sommet de la Zugspitze

Le projet du téléphérique allemand qui a été jusqu’à présent le plus spectaculaire a été mis en service le 21 décembre 2017 en Bavière, quelques jours seulement après le funiculaire du Stoos. Le nouveau téléphérique de la Zugspitze bat trois nouveaux records mondiaux : notamment celui du plus haut pylône en acier avec une hauteur de 127 mètres, il en vient à bout du dénivelé le plus important du monde avec un dénivelé global de 1 950 et il bat aussi tous les records du monde de la plus longue voie câblée libre avec une longueur de 3213 mètres.

Une fois de plus, cet édifice a vu le jour suite à une collaboration réussie des deux leaders mondiaux ABB et Doppelmayr ainsi que de la société Frey AG Stans. La construction du parcours qui s’étend sur près de 4,5 kilomètres constituait aussi un défi particulier pour le groupe Doppelmayr/Garaventa, qui avait pourtant construit un grand nombre de téléphériques dans le monde entier, sans oublier qu’il offre aussi des solutions de remontées mécaniques dans des zones urbaines comme Londres, Lisbonne ou encore La Paz en Bolivie, et qui a prévu de réaliser les neufs systèmes d’ascension destinés aux Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Pékin. Avec une pente de 104 pour cents, la nouvelle remontée mécanique menant au sommet le plus haut d’Allemagne est à peine moins raide que la pente du funiculaire du Stoos, et il a parfois fallu la bâtir au-dessus de gouffres de plus de 1000 mètres.

Les exigences en termes de solutions d’entraînement étaient tout aussi élevées. Le nouveau téléphérique doit fonctionner de manière continue et sans difficultés 365 jours par année et par tous les temps – et même au cours de certains travaux de maintenance obligatoires. Pour assurer ce fonctionnement ont été installées deux moteurs triphasés et variateurs de fréquence à 800 kilowatts d’ABB dans la station inférieure ainsi qu’un autre moteur à 280 kilowatts pour un fonctionnement fiable en cas d’urgence et une installation de remplacement du réseau de presque deux mégawatts grâce à laquelle le téléphérique pourrait continuer à fonctionner, même en cas de coupure totale.

Avec cette solution globale, le nouveau téléphérique du Zugspitz dispose de près de trois fois de la puissance dont bénéficiait l’ancien téléphérique d’Eibsee, et avec 580 passagers elle multiplie par trois le nombre de personnes qui peuvent être amenées jusqu’au sommet. Une fois de plus, ABB a pu apporter sa contribution pour que les générations actuelles et futures puissent apprécier leurs sorties de loisirs et de détente en haute montagne dans un paysage naturel intact.


Sur le sommet

Des solutions high-tech pour des skis propres et agréables

Dans les chansons folkloriques sur les sports d'hiver préférés des Suisses, des Allemands et des Autrichiens, il suffit de "deux skis et une neige décente" pour "s'amuser sur les pistes". Bien entendu, ABB n’est jamais mentionné dans ces chansons classiques, cependant le spécialiste suisse de l'ingénierie joue un rôle important dans la production des deux composants.

Par exemple, Atomic, un fabricant d'articles de sport de Pongau, en Autriche, fabrique des skis qui non seulement répondent aux normes rigoureuses de Marcel Hirscher, huit fois champion du monde en titre, mais qui sont depuis longtemps synonymes de plaisir sur les pistes et de plaisir du ski pour les athlètes amateurs. Cependant, les produits high-tech sophistiqués d'aujourd'hui n'ont pas grand-chose en commun avec les skis d'antan. De nos jours, chaque type de ski est structuré différemment et adapté spécifiquement aux besoins d'un large éventail de groupes cibles, des débutants au freestylers ambitieux. Le type de bois, l'épaisseur et le collage permettent à eux seuls d'innombrables combinaisons, sans compter la longueur, l'épaisseur et l'effilement ainsi qu'une abondance de nouvelles versions de designs élégants.

Fabriquer ces skis à la pointe de la technologie à la main serait pratiquement impossible aujourd'hui. C'est pourquoi 20 robots ABB travaillent efficacement avec les spécialistes du fabricant de skis au siège d'Atomic dans la ville salzbourgeoise d'Altenmarkt, et prennent en charge les tâches les plus risquées, qu'ils peuvent effectuer plus rapidement et plus précisément.

Cela rend non seulement la production plus sûre, plus fiable, plus efficace et plus abordable, mais également beaucoup plus durable sur le plan écologique, bien que cette dernière caractéristique soit généralement négligée dans les débats sur l'automatisation de diverses industries. Les robots réduisent la consommation d'énergie en optimisant les séquences de mouvements. Ils travaillent avec une précision constante, réduisant ainsi la consommation de matériaux coûteux ou d'adhésifs et de peintures problématiques. Grâce aux programmes de sécurité sophistiqués développés par ABB, les robots travaillent avec le personnel, prenant en charge des tâches dangereuses et répétitives, et réduisant ainsi le nombre d'accidents en usine.

De la neige durable provenant du lac

Il est actuellement possible d'enneiger artificiellement près de 50 % de la surface des pistes en Suisse, près de 70 % en Autriche, et dans certaines régions comme le Tyrol du Sud, il est même possible de couvrir 100 % de la surface des pistes avec des flocons de neige artificiels.

Et grâce aux solutions techniques d’ABB, la consommation d’énergie et d’eau devient peu à peu durable. Dans ce contexte, le fabricant leader dans la construction de moteurs à haute efficience énergétique a pu fournir des moteurs destinés à un système d’enneigement à grande surface à St Moritz, et ce juste à temps pour les Championnats du monde de ski alpin en 2017. Un lac artificiel d’une profondeur de 10 mètres et d’une surface couvrant près de sept terrains de foot a été créé spécialement pour cet événement.

L’eau du lac est d’abord filtrée dans la station de pompage de Lej Alv pour ensuite être acheminée par une tour de refroidissement à l’aide des moteurs d’ABB avant d’être pompée vers les générateurs de neige à travers un long réseau de conduite. Cela permet d’économiser deux fois la précieuse énergie : Puisqu’il ne fallait désormais plus pomper toute l'eau depuis la vallée, la consommation d’énergie a pu être réduite de deux gigawattheures au cours de la première année - ce qui représente une baisse de 16 %. Par ailleurs, le système de refroidissement améliore l'efficacité, et par conséquent le rendement de l’installation.

Bien qu’il ait fallu vider et reremplir le lac d’une contenance de 700 000 mètres cubes au cours d’une saison, les inquiétudes relatives à l’équilibre hydrique de la région sont infondées. Après tout, l’eau transformée en neige à l’aide de l’air froid retourne dans le circuit naturel lorsqu’elle se met à fondre.

Autres avantages au service des skieurs tout comme de la nature : la couche de neige artificielle régulière et adhérente permet de renoncer à l’utilisation d’engins de damage et protège également la végétation contre les dommages mécaniques causés par les carrés de skis ou de chenillettes.


Panorama

L’énergie propre fait du bien

Le tourisme et les trains qui l’accompagnent, les téléphériques, les systèmes d’enneigement, etc. rendent nécessaire l’électrification des Alpes 24 heures sur 24. Lorsque le soleil se couche derrière les montagnes, les lumières s’éteignent longtemps après la disparition de la lueur alpine proverbiale. C’est alors que l’action passe des pistes aux innombrables bars alpins des hôtels de montagne et aux cheminées des chalets de montagne.

Afin d’approvisionner les villages alpins et leurs hôtels, les stations thermales et les cabanes de montagne en électricité de la manière la plus écologique possible, ABB travaille depuis les débuts du tourisme alpin sur des solutions qui facilitent l’utilisation de l’énergie hydraulique abondante disponible dans les montagnes pour produire de l’électricité propre. La centrale électrique locale de la commune suisse de Davos a été l’un des premiers projets du prédécesseur d’ABB, la BBC, dans cette région. À ce jour, ses deux hydroturbines permettent d’alimenter la ville alpine en haute altitude de 11 000 habitants. En outre, les infrastructures les plus modernes pour véhicules électriques peuvent être alimentées en électricité produite avec des sources renouvelables (vous trouverez des informations supplémentaires à ce sujet dans la première étape de ce tour alpin).

Fiabilité de l’alimentation électrique au barrage de James Bond

L’un des derniers exemples de l’engagement du pionnier suisse de l’électrification est l’installation d’un des plus hauts barrages d’Europe. Le lac Vogorno est un bassin artificiel utilisé pour la production d’électricité depuis 1965. Le mur de soutènement du barrage exploité par Verzasca SA s’élève à 220 mètres au-dessus du sol. Avec sa façade voûtée et ses élégants déversoirs latéraux, c’est l’un des ouvrages d’art les plus spectaculaires des Alpes sur le plan architectural.

Raison suffisante pour qu’Hollywood utilise le barrage comme décor pour un certain nombre de films : James Bond (dans « GoldenEye ») a fait un saut à l’élastique audacieux depuis le mur du barrage Verzasca. La cascade du film a été élue cascade de tous les temps, faisant ainsi en sorte que le barrage reste une Mecque pour les touristes alpins en quête d’aventure. 

D’autre part, pour les experts en énergie et en environnement, la structure est avant tout une solution exemplaire pour une source d’énergie durable intra-alpine. La centrale de 227 millions de kilowattheures dispose d’un réservoir de 105 millions de mètres cubes et produit suffisamment d’électricité par an pour alimenter plus de 50 000 foyers suisses. Afin de garantir la fiabilité de l’alimentation électrique, ABB a installé un système modulaire d’alimentation électrique sans coupure pour la grande installation. Les composants essentiels, tels que les pompes à huile, les systèmes de commande, la logistique vidéo et informatique, les pompes et l’éclairage de secours peuvent désormais continuer à fonctionner même en cas de panne. Ainsi l’alimentation de la station basée sur une énergie écologiquement efficace reste ininterrompue.

Système d’énergie solaire flottant

Au réservoir du lac des Toules, à environ 300 kilomètres de là, ABB et Romande Energie collaborent à un projet pionnier qui portera l’utilisation des sources d’énergie renouvelables à un tout autre niveau. Le barrage fournira bientôt non seulement de l’électricité produite par l’hydroélectricité, mais également par une centrale solaire. Trente-six panneaux solaires flottants ont été installés dans le cadre d’une phase d’essai, qui permettront de produire 800 000 kWh d’électricité supplémentaires. En outre jusqu’à 220 foyers de la région pourront être alimentés en électricité grâce aux onduleurs, transformateurs et appareillages de commutation moyenne et basse tension leaders du marché d’ABB.

Cette centrale solaire alpine flottante pionnière a posé des défis de conception considérables. Situées à une altitude de 1 810 mètres (5938 pieds), les centrales flottantes doivent résister à des vents pouvant atteindre 120 km/h (75 mi/h), à des couches de glace pouvant atteindre 60 centimètres (24 pouces) d’épaisseur et à une accumulation de neige pouvant atteindre 50 centimètres (20 pouces). Cela permet non seulement de doubler l’utilisation de la surface du lac, des routes de desserte et des infrastructures électriques existantes, mais également d’obtenir un rendement énergétique particulièrement efficace. Étant donné que la neige réfléchit la lumière du soleil en hiver, l’atmosphère à cette altitude est plus mince, les températures plus basses et le rayonnement UV plus élevé. Les études menées à ce jour indiquent que les panneaux à double face peuvent fournir jusqu’à 50 % plus d’énergie que les systèmes comparables dans les installations de vallée.

Si les essais sont concluants, cette technologie sera déployée sur une base beaucoup plus large à partir de 2021. À ce moment, plus de 1 053 de ces plateformes flottantes, de la taille d’environ 30 terrains de football, pourront couvrir environ le tiers du lac et alimenter 6 600 foyers en électricité.

Du refuge à l’hôtel de montagne

Afin d’optimiser l’utilisation de l’énergie générée par ces méthodes sophistiquées, ABB propose de nombreuses solutions de maisons intelligentes à l’autre bout de la chaîne d’approvisionnement en électricité.  Ainsi les visiteurs dans les Alpes peuvent profiter de leurs vacances de manière confortable et écologique.

Dans la région du Salzburgerland en Autriche, l’hôtel Edelweiss offre des logements de vacances écologiquement efficaces grâce à une automatisation intelligente du bâtiment. Le système i-bus® KNX d’ABB connecte toutes les applications et tous les appareils, ce qui permet un contrôle plus facile et plus flexible. Les systèmes d’éclairage et les stores, ainsi que les systèmes de chauffage et de ventilation, peuvent être adaptés aux besoins individuels des clients et aux conditions extérieures afin d’optimiser l’efficacité énergétique du bâtiment.

Les skieurs font l’expérience de la durabilité dans le monde alpin de plusieurs façons en même temps : en voyageant dans une station, pendant l’ascension raide, en skiant et en admirant l'incroyable paysage montagneux à travers les fenêtres de leur chambre d’hôtel. Grâce à ABB, le tourisme de montagne est devenu une expérience écologique unique. 



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