Le plan de sobriété énergétique comporte un ensemble de mesures applicables tant au secteur public qu'au secteur privé industriel ou tertiaire. Les ménages sont eux-aussi encouragés à adopter des comportements plus sobres en énergie.
Dans cet effort coordonné voulu par le gouvernement, le secteur tertiaire a un rôle essentiel à jouer. Parmi les gisements d'économies d'énergie (gaz et électricité) en 2024, identifiés dans le cadre du plan de sobriété énergétique, les deux plus importants sont en effet la limitation de la température des locaux à 19°C et la gestion intelligente des bâtiments tertiaires.
D’autres mesures sont proposées aux entreprises, comme fixer la température à 16°C pour les locaux inoccupés pendant 24 à 48 heures et 8°C pour les périodes d’inoccupation plus longues. L’arrêt ou la diminution de la ventilation pendant les périodes d’inoccupation est également suggéré, comme la mise en place d’automatismes de détection de présence et d’asservissement à la lumière du jour, pour l’éclairage.
Dans un premier temps, le plan de sobriété énergétique a pour but d’encourager les entreprises à appliquer la règlementation existante et à prendre des habitudes vertueuses. Toutefois, le decret BACS s’applique déjà aux bâtiments tertiaires équipés de systèmes de chauffage, de climatisation et de ventilation.
Qu’ils soient neufs ou existants, ces bâtiments doivent se conformer à l’obligation d’installer un système d’automatisation et de contrôle des bâtiments. La puissance nominale des systèmes de chauffage et de climatisation joue un rôle clé dans les échéances fixées par le décret. Ainsi, les bâtiments dont la puissance est supérieure à 290 kW doivent se conformer au décret avant 2025, tandis que ceux dont la puissance est supérieure à 70 kW ont une échéance fixée à 2027.
Une entreprise tertiaire investissant dès à présent dans un tel système se donne donc les moyens d’agir sur sa facture énergétique, tout en anticipant les évolutions à venir de la règlementation.