### Qu’est-ce que la flexibilité énergétique dans les bâtiments tertiaires ?
Les entreprises, qu’elles soient industrielles ou tertiaires, ont leur rôle à jouer dans la flexibilité énergétique. Le secteur tertiaire à lui seul est responsable de 17% de l'énergie finale totale consommée en France (source : Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires). Si la flexibilité énergétique concerne les fournisseurs d'énergie et les opérateurs de réseau, elle implique donc aussi les entreprises auxquelles il est proposé, en contrepartie d’avantages, de se donner les moyens de moduler leur consommation à la baisse par des mécanismes d’effacement, ou à la hausse lors des périodes de faible sollicitation du réseau, pour charger des dispositifs de stockage d’énergie par exemple.
Les bâtiments tertiaires représentent une part majoritaire de la consommation du secteur tertiaire. À titre d’exemple, l’ADEME estime que les bâtiments sont responsables de 78% de la consommation d’énergie des collectivités locales (France Métropolitaine). Et l’essentiel de la consommation d’énergie des bâtiments concerne l’éclairage et, surtout, le chauffage ou la climatisation.
C’est pourquoi la loi ELAN (Évolution du Logement, de l'Aménagement et du Numérique) du 23 novembre 2018 fixe une obligation d'action de réduction des consommations dans l’immobilier tertiaire, avec l’objectif de faire reculer les consommations dans l’immobilier. Cela se précise pour le tertiaire avec le Décret Tertiaire et le Décret BACS, qui demandent des réductions de 40% d’ici 2030, 50% d’ici 2040, et 60% d’ici 2050.